
Le Chapelet (Mystères du Rosaire)
Le chapelet est une prière mariale qui fait méditer la vie du Christ en répétant le Notre Père, dix Je vous salue Marie et le Gloire au Père. Il a pris forme au Moyen Âge. Les mystères changent selon le jour de la semaine, et on le prie le matin ou le soir.
Prière
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.
Annonce du mystère du jour.
Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite
sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du Mal.
Amen.
Je vous salue Marie, pleine de grâce,
le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
priez pour nous, pauvres pécheurs,
maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
(à dire dix fois, en méditant le mystère)
Je vous salue Marie, pleine de grâce,
le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
priez pour nous, pauvres pécheurs,
maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
comme il était au commencement, maintenant et toujours,
et dans les siècles des siècles.
Amen.
Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés,
préservez-nous du feu de l’enfer,
conduisez au ciel toutes les âmes,
surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.
Amen.
Origine du chapelet et mystères du Rosaire
Le chapelet s’est formé progressivement à partir du Moyen Âge, et sa forme actuelle s’est fixée au XVIe siècle. La salutation répétée « Je vous salue Marie » est attestée dès le XIIe siècle, et le cordon de grains s’est répandu comme aide pour compter les prières. La forme dominicaine du Rosaire a été reconnue par Pie V en 1569.
Le Rosaire compte quatre séries de mystères, chacune de cinq dizaines. Selon l’usage courant, on prie les mystères joyeux le lundi et le samedi, douloureux le mardi et le vendredi, glorieux le mercredi et le dimanche, lumineux le jeudi. Jean-Paul II a ajouté les mystères lumineux en 2002, dans la lettre Rosarium Virginis Mariae, et a permis d’adapter les jours selon les occasions liturgiques.
Mystères joyeux : l’Annonciation (Luc 1,26-38), la Visitation (Luc 1,39-56), la Nativité (Luc 2,1-20), la Présentation de Jésus au Temple (Luc 2,22-38) et son recouvrement au Temple (Luc 2,41-52). Mystères lumineux : le Baptême de Jésus (Matthieu 3,13-17), les noces de Cana (Jean 2,1-12), l’annonce du Royaume (Marc 1,14-15), la Transfiguration (Luc 9,28-36) et l’institution de l’Eucharistie (Luc 22,14-20).
Mystères douloureux : l’agonie à Gethsémani (Matthieu 26,36-46), la flagellation (Jean 19,1), le couronnement d’épines (Matthieu 27,27-31), le portement de la croix (Jean 19,17) et la crucifixion (Luc 23,33-46). Mystères glorieux : la Résurrection (Luc 24,1-12), l’Ascension (Actes 1,6-11), la Pentecôte (Actes 2,1-4), puis l’Assomption de Marie, proclamée dogme en 1950, et son couronnement, qui s’appuient sur la Tradition de l’Église plus que sur un récit biblique direct.
Comment prier le chapelet pas à pas
- Choisissez le mystère du jour, installez-vous dans un endroit calme et prenez trois respirations lentes avant de commencer.
- Faites le signe de la croix, puis annoncez le mystère en lisant, si vous le souhaitez, le passage de l’Évangile indiqué plus haut.
- Priez le Notre Père sur le gros grain, puis dix Je vous salue Marie sur les petits grains, en gardant le regard intérieur sur la scène du mystère.
- Quand l’attention se disperse, revenez simplement aux mots de la prière ou à l’image de la scène, sans vous reprocher cette distraction.
- Concluez la dizaine par le Gloire au Père et la prière « Ô mon Jésus », puis marquez un court silence avant de passer au mystère suivant.
- Pour un chapelet complet, recommencez cinq fois avec un mystère différent ; le soir, vous pouvez ne prier qu’une dizaine et confier votre journée au Seigneur.
Questions fréquentes
Quelle différence y a-t-il entre le chapelet et le Rosaire ?
Le mot « chapelet » désigne le plus souvent le cordon de grains et la prière de cinq dizaines. Le « Rosaire » désigne l’ensemble des mystères : quinze avant 2002, vingt depuis l’ajout des mystères lumineux. Dans l’usage courant, on parle de « dire son chapelet » pour une série de cinq dizaines.
Quelles prières dit-on avant et après les cinq dizaines ?
Le chapelet commence habituellement par le signe de la croix, le Credo, un Notre Père et trois Je vous salue Marie, souvent offerts pour la foi, l’espérance et la charité. Après les cinq dizaines, on ajoute souvent le Salve Regina ou les litanies de Lorette. Ces ajouts relèvent de la coutume, non d’une obligation.
Peut-on prier une seule dizaine quand on manque de temps ?
Oui, une seule dizaine, avec son mystère, est une façon légitime de prier le Rosaire. Aucune règle de l’Église n’impose les cinq dizaines à chaque fois. Beaucoup de personnes prient une dizaine le matin et une autre le soir. Mieux vaut une dizaine priée avec attention qu’un chapelet récité en courant.